30.10.16

La « surprise d’octobre », tradition politique américaine

De 1968 à 2016, les dernières semaines de campagne ont souvent été marquées par des boules puantes, la sortie de cadavres oubliés dans des placards ou la survenue d’un événement qui vient bouleverser le cours du scrutin.
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par

De 1968 jusqu’en 2016, les dernières semaines de campagne ont systématiquement été marquées par des boules puantes, la sortie de cadavres oubliés dans des placards ou la survenue d’un événement qui vient bouleverser le cours du scrutin.

A chaque élection présidentielle américaine, le dernier mois de la campagne est celui de tous les dangers, celui de la « surprise d’octobre ». Celle-ci se caractérise par un lâcher de boules puantes, la sortie de cadavres oubliés dans des placards ou la survenue d’un événement lié au hasard, ou délibérément orchestré, qui vient bouleverser le cours de l’élection.

La campagne de 2016 n’échappe pas à cette règle. Pour Donald Trump, il n’y a pas eu une, mais une brochette de « surprises d’octobre ». Il y a l’embarras du choix : ses propos obscènes sur les femmes, des femmes qui ont décidé de sortir de l’anonymat pour l’accuser d’agression sexuelle, la révélation concernant les impôts qu’il ne paie pas, les débats télévisés où il n’a pas brillé, ses propos sur les élections truquées, les sondages annonçant sa déroute dans des Etats traditionnellement républicains. Dans les sondages, le navire Trump a tangué, mais il n’a pas coulé, loin s’en faut, tant le candidat semble équipé d’une armure en Téflon.
Pour Hillary Clinton, octobre s’annonçait prometteur : elle a réussi à s’imposer dans les débats face à Donald Trump, les révélations WikiLeaks n’ont pas influencé les sondages qui lui prédisent la victoire.
Jusqu’à l’annonce, vendredi 28 octobre, par James Comey, le directeur du FBI, que l’agence fédérale allait rouvrir le dossier classé de la messagerie privée d’Hillary Clinton, après la découverte de nouveaux messages sur un ordinateur portable d’Huma Abedin – proche conseillère de la démocrate – et de son mari Anthony Weiner (dont elle s’est séparée) fait l’objet d’une enquête distincte pour l’envoi de messages à caractère sexuel à une mineure.

1968, 1980, 2000… : à chaque élection, ou presque, sa surprise

La « surprise d’octobre » ne date pas de cette année. C’est devenu une tradition dans l’élection présidentielle américaine.
L’expression est attribuée à William Casey, un assistant de Richard Nixon, candidat républicain opposé au vice-président démocrate Hubert Humphrey en 1968. Dans l’esprit de William Casey, la « surprise » aurait pris la forme d’un accord de paix négocié à la dernière minute avec le Nord-Vietnam, afin d’aider Hubert Humphrey à remporter l’élection. Richard Nixon torpilla cette initiative en promettant un support accru de la part des Etats-Unis au régime sud-vietnamien et remporta l’élection.
La « surprise » fit un retour lors de l’élection de Ronald Reagan en 1980. Le candidat républicain craignait une opération de dernière minute permettant la libération des 52 otages américains retenus à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran. L’Iran annonça, quelques jours avant le début du vote, que les otages seraient libérés après l’élection. Ils le furent quelques instants après que Ronald Reagan prêta serment, le 20 janvier 1981, ce qui alimenta les spéculations sur un accord secret.
Vingt ans plus tard, lors de l’élection de 2000 entre George W. Bush et Al Gore, Fox News rappela que, vingt-quatre ans plus tôt, le candidat républicain avait été arrêté dans le Maine alors qu’il conduisait « sous l’influence de l’alcool ». Karl Rove, le stratège de George W. Bush, estime que cette révélation « surprise » fit perdre cinq Etats au républicain et contribua au résultat serré qui nécessita éventuellement un recomptage en Floride.
En 2004, Oussama Ben Laden joua un rôle dans la campagne avec une vidéo dans laquelle il revendiquait le 11-Septembre et présentait le président George W. Bush comme son ennemi… renforçant au passage la stature du candidat républicain et facilitant son élection.
En 2012, la surprise eut lieu, une fois n’est pas coutume, en septembre, avec la diffusion de plusieurs vidéos dans lesquelles Mitt Romney, le candidat républicain, tenait des propos particulièrement durs contre les « 47 % d’assistés qui soutiennent Barack Obama, parce qu’ils dépendent de l’aide de l’Etat fédéral ». Cette vidéo est devenue un argument de campagne pour Barack Obama dans les swing states, le président sortant affirmant que lorsqu’on veut être élu président, on travaille pour tous les Américains, pas que pour quelques-uns. Quelques mois après sa défaite, Mitt Romney a reconnu que la vidéo avait passablement nui à sa campagne.
Pour Hillary Clinton et Donald Trump, il reste à évaluer l’impact de cette nouvelle investigation par le FBI. Le sondage ABC-Washington Post publié samedi montrait déjà un resserrement entre les deux candidats : la démocrate recueillant 47 % des intentions de vote contre 45 % pour Donald Trump, contre une avance de 12 points dans le même sondage pour la candidate, la semaine dernière.

25.10.16

Rinviato il ddl sul dimezzamento degli stipendi dei parlamentari proposto dal M5s. Quasi quasi divento "populista" anch'io!

Come nel gioco dell'oca con il rinvio in commissione si ricomincia da capo l'iter legislativo della legge.
Brutta gente siede in parlamento. Individui per lo più nullafacenti (politicamente parlando) che però non intendono rinunciare ai loro immeritati guadagni.
L'indennità dei parlamentari italiani (i danè chi ciapan! per dirla alla lombarda) è la più consistente d'Europa (e del mondo).
Scrive La Repubblica, che mi auguro documentata: 
"Quanto ci costa la "casta"? A noi italiani sicuramente di più rispetto ai cittadini degli altri paesi europei. I parlamentari di casa nostra, infatti, hanno gli stipendi più alti d’Europa. Un dato confermato da diversi studi condotti negli ultimi anni, dalla relazione della commissione Giovannini, presieduta dall’allora presidente dell’Istat, al dossier Ocse-Eurostat, a uno studio più recente dell’Economist basato su dati del Fondo Monetario Internazionale (Fmi). Più in dettaglio, un onorevole italiano guadagna in media sei volte e mezzo più di un elettore e porta a casa uno stipendio lordo mensile che, tra indennità parlamentare, diaria e rimborso di trasporto, supera i 16mila euro: il 60% in più rispetto alle media Ue. E anche i vitalizi fanno la differenza: da noi sono il triplo che altrove."
E ci offre una comparazione con le altre nazioni:
"ITALIA
La Camera ha 630 deputati. L'indennità parlamentare è di 10.435 euro lordi, che diventano 5.000 al netto di ritenute fiscali e previdenziali. Il rimborso spese per il soggiorno è di 3.503,11 euro. A questa somma vengono detratte 206 euro per ogni giorno di assenza quando si svolgono votazioni elettroniche. I deputati viaggiano gratis in autostrada, treno (prima classe), nave e aereo sul territorio nazionale. Per i trasferimenti in aeroporto c'è un rimborso: da 1.107 a 1.331 euro al mese a seconda della distanza dall'aeroporto. In più, 3.690 euro per il rapporto eletto-elettore, utilizzabile per lo stipendio dei collaboratori. 258 per le telefonate. 2.500 (per legislatura) di spese informatiche. Assegno di fine mandato: 46.814 euro per una legislatura, 140.443 per tre. Il vitalizio: 2.486 euro al mese dai 65 anni con un mandato, 4.973 euro dai 60 anni con due, 7.460 euro con tre.

Il Senato ha 315 senatori, che ricevono importi simili a quelli dei deputati. Un senatore ogni mese riceve 11.555 euro di indennità, 3.500 di diaria, 1.650 euro per i trasporti e 4.180 euro per le spese di rappresentanza.

FRANCIA
L'Assemblée nationale ha 577 deputati. L'indennità lorda è di 7.100 euro, 5.677 tolte le ritenute previdenziali, ma il netto varia in base all'imposta sul reddito. Alcuni parlamentari hanno a disposizione uffici doppi dove dormire, altri alloggiano in un residence a tariffa agevolata. Possono avere un prestito di 76mila euro al 2 per cento per comprare un appartamento. Libera circolazione ferroviaria, ma solo 40 viaggi aerei pagati fra il collegio e Parigi, e 6 fuori collegio. 6.400 euro al mese per spese relative al mandato. E 9.138 euro per la retribuzione di non più di cinque collaboratori, pagati dal deputato o direttamente dall'assemblea. Non hanno un assegno di fine mandato ma un sussidio di reinserimento, se disoccupati, per al massimo tre anni. Vitalizio di 1.200 euro per un mandato a partire dai 60 anni ora (e da 62 nel 2018), 2.400 per due.

GERMANIA
Il Bundestag ha 620 parlamentari. Indennità lorda di 7.668 euro, il netto varia in base all'imposta sul reddito. Non ci sono ritenute previdenziali. Contributo mensile di 3.984 euro per l'esercizio del mandato, con trattenute da 50 a 100 euro per i giorni di assenza (20 euro per malattia, nessuna trattenuta per maternità o figli malati). Libera circolazione ferroviaria, rimborso dei viaggi aerei nazionali nell'esercizio delle funzioni e con giustificativi di spesa. Tutti hanno un ufficio arredato nei palazzi del Bundestag, e la possibilità di spendere 1.000 euro al mese per gestirlo. Ogni deputato può assumere collaboratori a carico del Parlamento per un massimo di 14.712 euro. Nessun assegno di fine mandato ma un'indennità provvisoria per 18 mesi. Vitalizio a 67 anni, 961 euro lordi per 5 anni, 1.917 per dieci.

GRAN BRETAGNA
L'House of Commons ha 650 membri. L'indennità mensile lorda è di 6.350 euro, il netto varia, così come il contributo previdenziale. Come diaria si può richiedere un rimborso massimo mensile di 1.922 euro, di cui 1.680 per rimborso locazione. Chi preferisce l'albergo può spendere fino a 150 euro a notte. Sono rimborsati gli spostamenti in taxi e metropolitana (taxi solo dopo le 23) e i viaggi per l'esercizio delle funzioni solo in classe economica. 1.232 euro di rimborso per l'ufficio nel collegio, 1.004 euro per le spese. I collaboratori li paga un'agenzia per conto del Parlamento, fino a un massimo di 10.500 euro al mese. Al termine del mandato possono chiedere un rimborso di 47mila euro per spese connesse al completamento delle funzioni. Il vitalizio, dai 65 anni, varia in base ai contributi versati: 530 euro lordi per un mandato con il minimo, 794 euro con il massimo.

PAESI BASSI
LA Tweede Kamer (o Camera Bassa) è composta da 150 deputati. L’indennità mensile lorda è di 8.503 euro, la diaria prevede un massimo mensile di 1.636. Libera circolazione sui treni in prima classe. Se il parlamentare sceglie l’auto gli vengono rimborsati 37 centesimi al Km se non esistono mezzi pubblici alternativi. Se invece esistono, il rimborso sarà solo di 9 centesimi di euro al Km. Per le spese di segreteria e rappresentanza ha diritto ad altri 203 euro mensili.

BELGIO
La Camera dei rappresentanti conta 150 membri. L’indennità parlamentare mensile lorda è pari a 7.374 ma non è prevista nessuna diaria. Libera circolazione su treni, aerei, navi e in autostrada. Per le spese di rappresentanza è previsto un rimborso di 1.892 euro, che comprende però anche le spese telefoniche e la dotazione informatica. I collaboratori dei deputati sono dipendenti della Camera.

AUSTRIA
Il Consiglio nazionale austriaco ha 183 membri. L’indennità mensile è di 8.160 euro, più 489 euro di spese di rappresentanza che comprendono anche la diaria, le spese per i viaggi e per il telefono. I collaboratori sono dipendenti della Camera e guadagnano al massimo 2.387 lordi.

SPAGNA
Lo Congreso de los diputatos è composto da 350 membri. Gli onorevoli spagnoli sono all’ultimo posto nella classifica europea con un’indennità mensile lorda di 2.813 euro. L’indennità di residenza è di 1.832 euro per gli eletti fuori Madrid, 870 euro per gli eletti di Madrid. I rimborsi spese per i viaggi sono pari a 150 euro al giorno per l’estero e 120 euro per gli spostamenti interni.

PARLAMENTO EUROPEO
Il Parlamento europeo ha 736 deputati. L'indennità netta è di 6.200 euro, l'indennità di soggiorno di 304 euro ogni presenza. Documentandoli, i deputati possono farsi rimborsare i viaggi effettuati per raggiungere le sedi parlamentari. Ci sono anche indennità fisse basate su distanza e durata del viaggio. E 354 euro al mese di rimborso per viaggi al di fuori dello Stato di elezione per motivi diversi dalle riunioni ufficiali. Ci sono 4.299 euro mensili di rimborso spese generali (ufficio, telefono, informatica). E collaboratori pagati dal parlamento per un importo massimo di 19.709 euro. A fine mandato indennità (non cumulabile con pensioni o stipendi) da 6 a 24 mesi. Il vitalizio scatta a 63 anni, 1.392 euro per un mandato, 2.784 per due, 5.569 euro dai 20 anni in poi." (http://www.repubblica.it/politica/2016/10/24/news/stipendi_dei_parlamentari_confronto_fra_italia_ed_europa-150461196/)


Questi sono i dati e urlare al "populismo" dei "grillini" e l'arrampicarsi sugli specchi di tutti (destra, sinistra, centro) parlando d'altro per confutare l'inconfutabile, pur di non perdere privilegi, rende il gioco facile ai pentastellati e la dice lunga sull'impresentabilità di questo ceto politico.
Un ceto che si autospazza via, ma non lo capisce o, se lo capisce, probabilmente pensa che sia meglio intascare finché dura e poi "muoia Sansone con tutti i filistei".

25.9.16

Le culle di cartone in Venezuela segnali dal mondo che precipita

Il Paese è piombato nella miseria. Una cosa che sembrava impossibile qualche anno fa. Oggi manca tutto e per ogni cosa la gente fa la fila, come in tempo di guerra
di Dacia Maraini (Corriere)

Cosa succede a un Paese ricco come il Venezuela che ha sempre vissuto con una certa euforia le sue risorse minerarie? Crollata la vendita del petrolio, non disponendo di altre risorse, è piombato nella miseria. Una cosa che sembrava impossibile qualche anno fa quando l’ho visitato io, invitata da una grande università, e ho avuto modo di frequentare i teatri e i cinema aperti tutta la settimana, con programmi moderni e costosi. Oggi nelle città venezuelane manca tutto e per ogni cosa la gente fa la fila, come in tempo di guerra. I bambini appena nati muoiono per mancanza di medicine.

Ce lo dicono, senza rabbia, ma con dignitosa desolazione, le due infermiere dell’ospedale Las Garzas di Barcelona, di cui si sono fatte circolare le foto. Tengono alto fra le mani un cartello su cui spicca la parola «Crisis Humanitaria». «Janeth»: dice un altro cartello «No hay antibióticos para su infección» (Non ci sono antibiotici per la sua infezione). E in margine, sottolineato e ripetuto: Crisi umanitaria. Ancora piu drammatico l’altro cartello che dice: «Mi paciente murió porque no había quirófano disponibile» (Il mio paziente è morto per mancanza di sala operatoria.) E ancora, ribadito e sottolineato: Crisi umanitaria.

Cosa fare? Il mondo sembra in preda a una malattia mortale: guerre incomprensibili e virali, come si dice ora di qualsiasi guaio che capiti fra capo e collo inaspettato; fame, epidemie, emigrazioni di massa. Più che mai avremmo bisogno di una classe dirigente responsabile, che unisca i cervelli per trovare soluzioni possibili, pensando in grande, con progetti a lunga scadenza. Invece sembra che la paura abbia accecato la vista, e congelato i pensieri. Tutti si affrettano a chiudere le porte di casa, senza pensare che lo tsunami spaccherà tutto e invaderà ogni piccolo angolo del pianeta se non troviamo in fretta dei rimedi comuni.

Ricordo che Cuba aveva subito qualcosa di simile quando tutti i Paesi che si rifornivano di zucchero hanno smesso di comprarlo per via delle sanzioni internazionali. L’isola era caduta nella povertà piu assoluta. E i sovietici, per mantenere un piede in quella parte del mondo, si erano impegnati a pagare un milione di dollari al giorno. Ma dubito che qualche Paese ricco venga in aiuto al Venezuela per risolvere la crisi umanitaria. E quei teneri neonati costretti in scatole troppo strette, sono una terribile testimonianza del degrado che sta vivendo un grande Paese che non ha saputo prevenire la catastrofe differenziando la produzione, ma affidandosi alla piu facile rendita di un bene che saliva spontaneo dal sottosuolo. L’Europa diventa sempre piu piccola e terrorizzata: da grandi e popolosi Paesi si guarda a lei con occhi affamati e avidi. Come salvaguardare il proprio benessere?

4.8.16

Olimpiadi 2016: quanto costano i Giochi?

  di Advise Only  (firstonline.info)

 “Come l’acqua è il più prezioso di tutti gli elementi, come l’oro ha più valore di ogni altro bene, come il sole splende più brillante di ogni altra stella, così splende Olimpia, mettendo in ombra tutti gli altri giochi”. Con queste parole il poeta greco Pindaro (518 – 430 a.C.) elogiava l’importanza degli “originali” Giochi Olimpici, quelli dell’antichità: un evento di risonanza globale anche allora, ma di impatto (soprattutto economico) strettamente locale. Di tutt’altra portata sono le Olimpiadi dell’era moderna, diventate uno degli eventi più importanti dell’umanità.

Un recentissimo studio della Oxford University ha fatto luce sugli aspetti economici dei Giochi Olimpici. In particolare ne ha analizzato i costi, su cui non ci si era mai soffermati in modo così approfondito.

MA QUANTO MI COSTI?
Nel primo grafico viene visualizzato il costo totale dei Giochi Olimpici (estivi), considerando solo i “costi sportivi”, legati per esempio agli impianti destinati allo svolgimento delle competizioni, i villaggi olimpici, i costi amministrativi ed operativi (trasporto e cibo per gli atleti, accompagnatori e giornalisti, etc.). Sono esclusi invece i costi più generali, legati alle infrastrutture come strade, aeroporti, ferrovie che spesso vengono potenziate in vista delle Olimpiadi.


In base ai calcoli della Oxford University, il costo medio di un’Olimpiade si aggira sui 5,2 miliardi di dollari USA. Ma c’è una certa variabilità: spiccano per esempio i quasi 15 miliardi di dollari spesi per l’edizione del 2012 di Londra.

BUDGET? WE DON'T CARE...
Interessante anche capire se e in quale misura il budget originariamente previsto per le Olimpiadi sia stato o meno rispettato. Ebbene, il peso degli sforamenti e dei successivi “aggiustamenti” al budget è stato molto rilevante: le varie edizioni delle Olimpiadi hanno infatti visto correggere le proprie stime iniziali mediamente del 176%(!!!) Si va da uno sforamento massimo rispetto alle stime iniziali del 720% per l’edizione di Montreal del 1976, al minimo del 2% di Pechino 2008 – insomma i cinesi sono stati bravi nelle loro previsioni. Per la cronaca, i ricercatori di Oxford rilevano come non esistano altri “megaprogetti” con sforamenti al budget alti come quelli delle Olimpiadi (sic).

GLI ATLETI VALGONO ORO
Il secondo grafico che vi mostro riguarda il costo delle Olimpiadi per singolo atleta. Si tratta di rapportare il costo totale di ogni edizione dei Giochi al numero di atleti che vi hanno partecipato. Il risultato è sorprendente.


La dinamica ricalca abbastanza bene quella del grafico precedente. Ma la cosa sorprendente è il livello del costo: mediamente, per ogni atleta olimpico si spendono circa 600 mila dollari, con un massimo di 1,4 milioni di dollari per i Giochi di Londra 2012, l’edizione più cara da tutti i punti di vista. Indubbiamente non si devono leggere i dati in modo unilaterale: sponsor, diritti TV e il turismo generato dall’evento dovrebbero controbilanciare almeno in parte queste cifre, che tuttavia rimangono degne di nota.

1.8.16

Per fermare la violenza sulle donne bisogna educare gli uomini

Christian Raimo (Internazionale)

Gli uomini picchiano le donne, spesso le pestano a sangue, alle volte le uccidono. Ogni tanto c’è un caso che sembra più disumano e per questo più esemplare: uno che tenta di bruciare viva la fidanzata che l’ha lasciato, un altro che ammazza insieme alla compagna i figli piccoli. A ondate sui giornali si riparla di femminicidio, o di allarme femminicidio; per il resto del tempo il conto delle morti continua regolare: negli ultimi mesi un tizio a Modena ha strangolato la sua ex e poi ha nascosto il cadavere nel frigorifero in cantina, a Novara un altro ha accoltellato a morte la moglie in strada, a Pavia un infermiere ha sparato alla moglie e alla figlia dodicenne. Quasi sempre gli uomini non accettavano la fine della relazione.

Lo stigma astratto su questi uomini violenti è speculare all’incapacità di ragionare sulle motivazioni dei loro gesti e di agire di conseguenza. Negli anni recenti non sono mancate campagne sociali e addirittura una legge ad hoc sul femminicidio, ma il risultato è che nel dibattito pubblico si è verificato spesso un semplice rovesciamento: dalla minimizzazione si è passati a fasi alterne all’emergenza. La violenza degli uomini prima era invisibile, poi è mostrificata: una riflessione laica su come intervenire efficacemente è sempre laterale, una politica d’intervento sociale sui maschi violenti è difficile da programmare.

Eppure, per fortuna, qualcosa si è mosso in questi ultimi anni. Sul sito della rivista inGenere si trova un elenco – indicativo, anche se non aggiornato – dei centri che in Italia si occupano di maschi maltrattanti: tre anni fa erano una quindicina, oggi sono più di trenta, sparsi a macchia di leopardo ma con significative differenze (a sud di Roma non c’è praticamente nulla). Il ruolo di questi centri è cruciale. Giorgia Serughetti lo scrive chiaramente in un articolo con molti riferimenti intitolato Smettere si può:

La recidiva degli autori di violenza è straordinariamente alta: più di otto uomini su dieci rischiano di tornare a commettere gli stessi reati, se non interviene nel mezzo qualcosa o qualcuno. Ovvero se non sono presi in carico da un servizio o un centro d’ascolto per uomini maltrattanti.

Il funzionamento di questi centri è eterogeneo, non c’è un coordinamento nazionale, in alcuni casi hanno rapporti più o meno strutturati con le istituzioni (le aziende sanitarie locali, il carcere), in altri i programmi di aiuto cercano di fare tesoro delle esperienze anche se recenti: il Centro di ascolto per uomini maltrattanti di Firenze, aperto nel 2009, è in piccolo il punto di riferimento.

Il testo italiano che invece cerca di fare il punto, da una prospettiva teorica e fenomenologica, è Il lato oscuro degli uomini, uscito per Ediesse nel 2013 e poi varie volte aggiornate. Il libro, oltre a segnalare quanto siano in ritardo il dibattito e la politica in Italia, cerca all’interno del femminismo fin dagli anni settanta l’origine di un rilevante cambiamento di approccio:

Mentre il lavoro di tutela e di sostegno per le vittime di violenza può essere considerato una conquista, l’intervento con gli uomini maltrattanti nelle relazioni d’intimità ha ricevuto, in paragone, molta meno attenzione da parte degli organismi pubblici, del terzo settore e dagli ambienti accademici. Barner e Carney, in un excursus storico sullo sviluppo dei programmi per uomini violenti negli Stati Uniti, affermano che a partire dalla fine degli anni settanta le case rifugio per le donne hanno cambiato la loro strategia di aiuto passando da un ‘intervento d’emergenza e primario per le vittime’ ad una ricerca attiva di collaborazioni sul territorio con altri servizi per fornire loro migliori opportunità di empowerment all’interno della situazione di violenza con l’obiettivo della prevenzione della recidiva e lo sviluppo di un approccio di comunità.

Insomma può essere utile fino a un certo punto proteggere donne e bambini dalle violenze dei maschi, se il maschio non fa nulla per affrontare il suo problema. Ma non è l’anno zero, e auspicare vagamente una presa di coscienza dei maschi italiani sessisti significa non fare tesoro delle analisi e dei risultati di chi ha cominciato a interrogarsi sul metodo oltre che sul merito della questione, e ha elaborato per esempio i programmi di training in Scozia (il programma Change) e in Catalogna (il programma Contexto).

Del resto è almeno un decennio che vari gruppi di uomini hanno affiancato a questo lavoro sul campo un percorso di indagine culturale. Stefano Ciccone dell’associazione Maschile plurale me lo conferma:

L’attenzione è cambiata, o meglio sta cambiando. Ma è il contesto stesso che va ripensato. Occorre individuare i comportamenti violenti, e per questo servono formazione e capacità di distinguere questi comportamenti all’interno di una cultura che è profondamente condivisa. Per cui il fenomeno più banale è quello della molteplice rimozione della responsabilità. Si passa da ‘io non sono violento, ho avuto un comportamento violento in quell’occasione, in quella situazione’ alle dichiarazioni di assassini o stupratori che messi a confronto con altri uomini violenti dichiarano: ‘Io che c’entro con questi, io quelli che violentano le donne li ammazzerei’. Oltre ovviamente alla costante colpevolizzazione della donna: ‘È stata lei. Lei mi ha fatto diventare così, lei mi ha ridotto in questo stato’.

L’elaborazione delle proprie emozioni può essere un cammino lunghissimo, inedito per molti adulti maschi, non abituati nemmeno a immaginare la realtà oltre che la legittimità di un’autonomia femminile. Quest’autonomia, agli occhi dei maschi che si credevano forti e fanno fatica a sentirsi limitati o impotenti, è un mostro. Il rovesciamento è pieno. Continua Ciccone: “Il sentimento di questi uomini nei confronti delle donne è di puro rancore. Le donne sono descritte come false, opportuniste, manipolatorie. ‘Io sono la vittima, io sono onesto, io sono trasparente’”.

È evidente, anche dalle parole di chi lavora con i maschi maltrattanti, che il lavoro primario è quello conoscitivo e sui contesti culturali. Come si fa a essere consapevoli di essere violenti, sessisti, se il mondo intorno a te non solo tollera ma induce questi atteggiamenti?

Daltra parte, parlando con Costanza Jesurum, psicoanalista e autrice di un libro sullo stalking, mi rendo conto che la sola prospettiva sociologica e culturale è tanto importante quanto insufficiente.

Bisogna considerare che nei casi italiani la voce psichiatrica è forte, e non si può parlare di una patologia generalizzata come per alcuni paesi del Sudamerica dove il femminicidio è culturalizzato.

Occorre impostare l’intervento a più livelli: per prima cosa ovviamente affrontare l’emergenza e dare soldi, molti, ai centri antiviolenza – mentre mi sembra che oggi in Italia la discussione sia sempre come tagliare e non come aumentare. Bisogna aprirne di nuovi, soprattutto al sud la situazione è drammatica.

L’intervento psichiatrico invece è più difficile perché i maschi violenti non si vedono come tali, pensano di aver ceduto una volta – e in questo senso ovviamente la connivenza della società è pericolosa. Ma in questi casi c’è sempre un problema con il proprio femminile interno, che viene visto come angariante. Un’immagine perfetta di quest’angoscia può essere esemplificato dal film Venere in pelliccia di Polanski: ecco una femmina che solo per il fatto di essere libera è minacciosa. Come si risponde a quest’angoscia? Invece di incorporare il soggetto interno – ostile in quanto autonomo – dentro una relazione matura, si assiste a una controreattività sadica. Negli incastri fusionali patologici ci può essere una regressione provvisoria, ma appunto patologica.

È vero che nella narrazione maschile la violenza sulla donna è sempre una reazione. È lei che mi ha provocato, dice lui. E spesso le vittime della violenza maschile sono le donne più autonome, che magari hanno cominciato la relazione in un momento di debolezza (la morte di un genitore, un periodo di depressione), incastrate in una relazione di dipendenza, e nel momento in cui riacquistano autonomia sono percepite come traditrici, minacciose, ostili.

Sarebbe bello però che queste costanti fenomenologiche portassero anche a individuare fattori comuni da un punto di vista diagnostico. Jesurum spiega che non è così:

Le patologie legate alla violenza di genere possono essere molte e molto diverse, bisogna sempre indagare sulla singola persona, il suo contesto famigliare, la sua storia. Anche se il discrimine vero nella violenza di genere è l’evidenza che in questi casi il sesso è sempre legato a un istinto di morte. Si vuole uccidere la partner.

Riuscire ad avviare un percorso di psicoterapia serio con maschi violenti, stalker, stupratori, pedofili, assassini non è per niente semplice. Oltre la mancanza di strutture, oltre la rimozione, esiste uno stigma sociale molto duro (pensiamo all’interno delle carceri), ma anche non di rado tra gli stessi terapeuti, che alle volte esitano a prendere in carico questo tipo di pazienti. Ne dà un quadro molto lucido Marina Valcarenghi, psichiatra milanese, autrice di un libro che racconta la sua esperienza clinica ormai ventennale, Ho paura di me.

Nel racconto di Valcarenghi si mostra come i molestatori, i maschi violenti non suscitano l’interesse di nessuno, né dei politici, né dei medici, né dei formatori, né dei criminologi: è come se fossero dei paria della società. Perché, ci si chiede, uno dovrebbe confessare pulsioni pedofile o un istinto violento, ed essere condannato per sempre? E infatti non accade, e quest’uomo, invece di tentare di capire come trasformare il suo istinto violento in altro, ci si abbandonerà come se non fosse artefice delle sue azioni: dall’immaginare violenze sulle donne o anche sui bambini, passerà a compierle.

Agire sul piano personale e collettivo
Sia Ciccone sia Jesurum sia Valcarenghi però concordano che, pure in assenza di denominatori comuni tra questi comportamenti violenti (Valcarenghi: “Né storia, né etnia, né religione, né classe sociale, né esperienze, né traumi, né temperamenti, né condizioni economiche”), occorre agire contemporaneamente sia su un piano individuale sia su uno collettivo.

“La struttura psichica, quella conscia e quella inconscia, si forma all’interno della società di appartenenza: la famiglia, la scuola, la vita sessuale, il lavoro, le passioni, gli ideali, i sogni, tutte le esperienze prendono forma all’interno del tessuto sociale”, scrive Valcarenghi.

E quindi il miglior modo per contrastare la violenza di genere è tutelare il welfare state: per esempio la scuola, dall’asilo nido in poi, può rivelarsi un fattore protettivo rispetto alle patologie famigliari di oggi, e domani può diventare il luogo dove intercettare ragazzi che stanno sviluppando istinti violenti.

Di fronte a una società in cui le famiglie si vanno nuclearizzando, la psicoterapia non può essere solo appannaggio di una classe sociale che se lo può permettere. Questo significa immaginare una società futura dove crescere dei cittadini responsabili e non solo uno stato che, in assenza di una cultura della relazione, cerca come può di proteggere le vittime.

3.7.16

La Brexit è la storia di una catastrofe annunciata

John Foot, storico (Internazionale)

Una catastrofe o una “rivolta democratica contro l’establishment”? Un’ondata di razzismo o il grido disperato dei diseredati contro i potenti? Si possono dare molte interpretazioni della Brexit. Ma i fatti sono questi: il 23 giugno, nel Regno Unito, 17 milioni di persone hanno votato per uscire (leave) dall’Unione europea e 16 milioni hanno votato per restare (remain). Cos’è successo una settimana fa, e perché?

Per rispondere a queste domande, dobbiamo ripassare un po’ di storia. Il Regno Unito è entrato a far parte della Comunità economica europea (Cee) nel 1973 con l’Irlanda e la Danimarca. Nel 1975 (mentre erano al governo i laburisti) fu indetto un referendum dal quale emerse che il 67 per cento della popolazione era favorevole alla Cee. Nel 1983 il Partito laburista, che all’epoca era guidato da Michael Foot, scrisse nel suo programma che se avesse vinto le elezioni sarebbe uscito dalla Cee.

Perse malamente. E nella politica britannica la questione dell’Europa rimase controversa per i trent’anni successivi. Il Partito conservatore, che era stato il maggior sostenitore della Cee, cominciò ad assumere una posizione più euroscettica. Il Regno Unito si rifiutò di entrare nell’euro. Nel 1990, Margaret Thatcher fu deposta dal suo stesso partito a causa di un conflitto interno sull’Europa. Ma il dibattito continuava. Intanto i laburisti si stavano spostando su una posizione molto più filoeuropea. Ma pochissimi politici parlavano a favore dell’Europa e tendevano ad attribuire all’Ue la responsabilità di una serie di problemi.

Negli anni duemila ha cominciato a farsi strada nel mondo politico l’United Kingdom independence party (Ukip). Prendeva voti soprattutto dai conservatori, ma anche dai laburisti, era (ed è) antimmigrazione, antiEuropa e antipolitica, ma all’inizio non è riuscito a conquistare molti seggi in parlamento. Alla vigilia delle elezioni del 2015, il Partito conservatore, guidato da David Cameron, ha promesso che, se avesse vinto, avrebbe indetto un referendum sulla permanenza del Regno Unito nell’Ue. Era essenzialmente una strategia per evitare che i voti continuassero a defluire verso l’Ukip. E in un certo senso ha funzionato. I conservatori hanno vinto (inaspettatamente) a stretta maggioranza le elezioni e l’Ukip ha ottenuto quattro milioni di voti, ma un solo seggio in parlamento.

A quel punto, i tory dovevano mantenere la promessa. Cameron ha annunciato il referendum a febbraio del 2016. Il suo partito si è quasi subito diviso e molti membri del governo si sono dichiarati favorevoli all’uscita. Poco dopo, Boris Johnson – l’ex sindaco di Londra – ha detto che anche lui sarebbe stato favorevole all’uscita. I laburisti erano compatti a favore della permanenza nell’Unione, ma il loro leader Jeremy Corbyn era piuttosto tiepido nei confronti dell’Europa. La campagna è cominciata con una serie di avvertimenti da parte del fronte del remain: con la Brexit ci sarebbe stata una recessione, il costo dei mutui sarebbe salito, le tasse sarebbero aumentate, il tasso di disoccupazione sarebbe (di nuovo) cresciuto e così via. Molti esperti hanno parlato a favore della permanenza nell’Ue, ma quasi sempre in termini negativi.

La strategia del fronte del leave è stata diversa. Prima hanno detto una serie di bugie: che per l’Ue si spendevano 350 milioni di sterline alla settimana (cifra che non teneva conto dei soldi che tornavano indietro), denaro che poteva essere speso per il servizio sanitario nazionale e per altre necessità dei cittadini; che la Turchia stava per entrare nell’Unione (un’affermazione ridicola accompagnata da una foto che mirava a spaventare gli elettori); che il Regno Unito era arrivato al “punto di rottura” (anche questa accompagnata da una gigantesca foto di siriani in fuga). Le bugie hanno funzionato meglio delle sempre più disperate “suppliche” degli esperti.

Insomma, Donald Trump era arrivato nel Regno Unito. Non importava quello che si diceva, o se aveva una qualche base nella realtà: quello che contava era fare appello alle emozioni e al senso di identità. Era soprattutto un appello all’identità inglese, un invito a “riprendere il controllo (delle nostre frontiere)”. “Rivogliamo il nostro paese!”, dicevano. Ma chi doveva ridarcelo? Gli immigrati, naturalmente, i neri, i polacchi, i musulmani. Questi appelli alle emozioni sono stati molto più efficaci delle opinioni di avvocati, banchieri, economisti, di tutte le 96 università britanniche e di molti altri. Era un chiaro segno che stavamo entrando nel mondo del postfattuale. Il mondo di Trump. Il mondo di Boris.

Cameron ha sbagliato completamente tattica. Non ha avuto nulla da dire tranne che in negativo. Aveva sopravvalutato il potere del “progetto paura” (che si era già rivelato a dir poco insufficiente durante il referendum per l’indipendenza della Scozia del 2014). Inoltre, aveva indetto il referendum per giugno quando la maggior parte degli studenti (che probabilmente avrebbero votato per rimanere) era via. Senza contare che molti giovani erano stati eliminati dal registro degli elettori grazie alle riforme introdotte dai tory per vincere le prossime elezioni politiche. Mano a mano che il giorno del voto si avvicinava, i sondaggi hanno cominciato a cambiare. Quelli che volevano uscire erano in aumento.

E così è successo. Il 23 giugno c’è stata una partecipazione del 72 per cento. Diciassette milioni e mezzo di persone hanno votato per uscire, poco più di sedici milioni per restare. Che cosa è successo? A questo punto, è importante non essere dogmatici o semplicistici nel valutare il risultato. Non è stata una “rivolta” della classe operaia contro Westminster. A Londra, dove ci sono molti poveri e un’alta percentuale di immigrati, il 60 per cento delle persone ha votato per rimanere. Anche in Scozia, dove la classe operaia è numerosa, il 62 per cento ha scelto di restare nell’Ue. L’Irlanda del Nord non è molto ricca, eppure il 58 per cento dei votanti voleva rimanere. Molte grandi città hanno fatto la stessa scelta a larga maggioranza : il 61 per cento a Bristol, il 60 per cento a Manchester, il 58 per cento a Liverpool. In altre c’è stato un testa a testa, come a Birmingham (dove quelli che volevano uscire hanno vinto di stretta misura), o a Leeds (dove è successo l’opposto). Cardiff si è decisamente dichiarata favorevole a restare.

Disinformazione e propaganda

Quelli che volevano uscire hanno vinto grazie ai voti ottenuti fuori delle grandi città, in parte nelle (ex) zone operaie del Galles, del nord, del sudest, delle Midlands, ma anche nelle contee agricole. Non è vero che hanno vinto nelle zone a più alta immigrazione. A Londra la percentuale di immigrati è più alta che in qualsiasi altra zona del paese. Hanno vinto in regioni dove il tasso di immigrazione è relativamente basso. E non tutti quelli che hanno votato per uscire lo hanno fatto perché odiavano l’Ue. Sapevano molto poco di quello che fa l’Unione, grazie ad anni di disinformazione e di propaganda. A votare per uscire sono stati soprattutto gli anziani. E non è stato in nessun senso un voto contro l’establishment, questa è un’affermazione assurda. Il Daily Mail, il Sun, il Sunday Times, il Daily Telegraph (il giornale dell’establishment per eccellenza), il Daily Express e il Sunday Express erano tutti a favore dell’uscita.

E non tutti quelli che hanno votato per uscire sono razzisti, ma, come ha scritto di recente qualcuno, adesso i razzisti pensano che il 52 per cento della popolazione sia d’accordo con loro. Si è aperto un vaso di Pandora, e non sarà facile richiuderlo. È scoppiata una bomba nella politica britannica (e nel mondo, scusa mondo!), che è già costata il posto a David Cameron, e rischia di farlo perdere anche a Jeremy Corbyn.

Il Regno Unito è un posto più brutto, più diviso e più odioso di quanto non lo fosse prima del 23 giugno, e niente sarà mai più come prima. Ci saranno nuove frontiere: con l’Irlanda, probabilmente con la Scozia, e sicuramente con l’altro lato della Manica. Gli immigrati (o quelli che sembrano immigrati) si stanno già sentendo dire “tornatevene a casa, abbiamo votato per uscire”. E la situazione non può che peggiorare. Quando le promesse (le bugie) del fronte del leave non si avvereranno (stanno già dicendo di non averle mai fatte), si scatenerà l’inferno. Il Regno Unito diventerà un paese più conservatore, più isolato, più infelice in cui vivere e lavorare. È cominciata la disgregazione del Regno Unito.

(Traduzione di Bruna Tortorella)

23.6.16

Fear, Loathing and Brexit (Paura, ripugnanza e Brexit)

 Paul Krugman (The New York Times)
There are still four and a half months to go before the presidential election. But there’s a vote next week that could matter as much for the world’s future as what happens here: Britain’s referendum on whether to stay in the European Union.
Unfortunately, this vote is a choice between bad and worse — and the question is which is which.
Not to be coy: I would vote Remain. I’d do it in full awareness that the E.U. is deeply dysfunctional and shows few signs of reforming. But British exit — Brexit — would probably make things worse, not just for Britain, but for Europe as a whole.
The straight economics is clear: Brexit would make Britain poorer. It wouldn’t necessarily lead to a trade war, but it would definitely hurt British trade with the rest of Europe, reducing productivity and incomes. My rough calculations, which are in line with other estimates, suggest that Britain would end up about two percent poorer than it would otherwise be, essentially forever. That’s a big hit.
There’s also a harder to quantify risk that Brexit would undermine the City of London — Britain’s counterpart of Wall Street — which is a big source of exports and income. So the costs could be substantially bigger.
What about warnings that a Leave vote would provoke a financial crisis? That’s a fear too far. Britain isn’t Greece: It has its own currency and borrows in that currency, so it’s not at risk of a run that creates monetary chaos. In recent weeks the odds of a Leave vote have clearly risen, but British interest rates have gone down, not up, tracking the global decline in yields.
Still, as an economic matter Brexit looks like a bad idea.
True, some Brexit advocates claim that leaving the E.U. would free Britain to do wonderful things — to deregulate and unleash the magic of markets, leading to explosive growth. Sorry, but that’s just voodoo wrapped in a Union Jack; it’s the same free-market fantasy that has always and everywhere proved delusional.
No, the economic case is as solid as such cases ever get. Why, then, my downbeat tone about Remain?
Part of the answer is that the impacts of Brexit would be uneven: London and southeast England would be hit hard, but Brexit would probably mean a weaker pound, which might actually help some of the old manufacturing regions of the north.
More important, however, is the sad reality of the E.U. that Britain might leave.
The so-called European project began more than 60 years ago, and for many years it was a tremendous force for good. It didn’t only promote trade and help economic growth; it was also a bulwark of peace and democracy in a continent with a terrible history.
But today’s E.U. is the land of the euro, a major mistake compounded by Germany’s insistence on turning the crisis the single currency wrought into a morality play of sins (by other people, of course) that must be paid for with crippling budget cuts. Britain had the good sense to keep its pound, but it’s not insulated from other problems of European overreach, notably the establishment of free migration without a shared government.
You can argue that the problems caused by, say, Romanians using the National Health Service are exaggerated, and that the benefits of immigration greatly outweigh these costs. But that’s a hard argument to make to a public frustrated by cuts in public services — especially when the credibility of pro-E.U. experts is so low.
For that is the most frustrating thing about the E.U.: Nobody ever seems to acknowledge or learn from mistakes. If there’s any soul-searching in Brussels or Berlin about Europe’s terrible economic performance since 2008, it’s very hard to find. And I feel some sympathy with Britons who just don’t want to be tied to a system that offers so little accountability, even if leaving is economically costly.
The question, however, is whether a British vote to leave would make anything better. It could serve as a salutary shock that finally jolts European elites out of their complacency and leads to reform. But I fear that it would actually make things worse. The E.U.’s failures have produced a frightening rise in reactionary, racist nationalism — but Brexit would, all too probably, empower those forces even more, both in Britain and all across the Continent.
Obviously I could be wrong about these political consequences. But it’s also possible that my despair over European reform is exaggerated. And here’s the thing: As Oxford’s Simon Wren-Lewis points out, Britain will still have the option to leave the E.U. someday if it votes Remain now, but Leave will be effectively irreversible. You have to be really, really sure that Europe is unfixable to support Brexit.
So I’d vote Remain. There would be no joy in that vote. But a choice must be made, and that’s where I’d come down.

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Ci sono ancora quattro mesi e mezzo, per arrivare alle elezioni presidenziali. Ma la prossima settimana c’è un voto che per il futuro del mondo potrebbe contare altrettanto di quanto succede da noi: il referendum dell’Inghilterra sul restare o no nell’Unione Europea.
Sfortunatamente, questo voto è una scelta tra il male e il peggio – la domanda è quale sia l’uno e quale l’altro.
Non sarò schivo: io voterei per restare. Lo farei nella piena consapevolezza che l’Unione Europea è profondamente disfunzionale e mostra pochi segni di riforma. Ma l’uscita dell’Inghilterra – la Brexit – probabilmente renderebbe le cose peggiori, non solo per il Regno Unito, ma per l’Europa nel suo complesso.
Una normale analisi economica parla chiaramente: la Brexit renderebbe l’Inghilterra più povera. Non porterebbe necessariamente ad una guerra commerciale, ma certamente danneggerebbe il commercio inglese con il resto dell’Europa, riducendo la produttività e i redditi. I miei calcoli approssimativi, che sono in linea con altre stime, indicano che il Regno Unito si ritroverebbe ad essere più povero del 2 per cento, in sostanza per sempre, rispetto a quanto sarebbe altrimenti. Il che sarebbe un gran danno.
C’è anche il rischio, più difficile da quantificare, che la Brexit metta in difficoltà la City di Londra – l’omologo inglese di Wall Street – che rappresenta una grande fonte di esportazioni e di reddito. In quel caso, i costi sarebbero sostanzialmente più grandi.
Cosa dire degli ammonimenti secondo i quali il voto per l’uscita provocherebbe una crisi finanziaria? È una paura troppo remota. L’Inghilterra non è la Grecia: ha la propria valuta e si indebita nella propria valuta, dunque non è a rischio di un percorso che crei un caos finanziario. Nelle settimane recenti la probabilità di un voto per l’uscita sono chiaramente aumentate, ma i tassi di interesse britannici sono scesi, non saliti, seguendo l’andamento del declino globale nei rendimenti.
Ciononostante, dal punto di vista economico la Brexit sembra una cattiva idea.
È vero, i sostenitori della Brexit argomentano che lasciare l’UE consentirebbe all’Inghilterra la libertà di fare cose stupende – deregolamentare e mettere in libertà la magia dei mercati, portando ad una crescita esplosiva. Mi dispiace, ma questa è soltanto economia voodoo confezionata con la bandiera britannica; è la medesima fantasia sul libero mercato che si è dimostrata illusoria, sempre e dappertutto.
No, l’argomentazione economica non è solida, come di solito accade ad argomenti del genere. Perché, dunque, il mio tono dimesso a favore del rimanere nell’Unione Europea?
In parte, la risposta è che gli impatti della Brexit sarebbero disomogenei: Londra ed il Sud Est dell’Inghilterra sarebbero colpiti duramente, ma la Brexit comporterebbe probabilmente una sterlina più debole, il che effettivamente potrebbe essere d’aiuto per le vecchie regioni manifatturiere del Nord.
Ancora più importante, tuttavia, è la sconsolante realtà dell’UE che l’Inghilterra lascerebbe.
Il cosiddetto progetto europeo ebbe inizio più di sessant’anni orsono, e per molti anni fu una forza potente in termini positivi. Non solo favorì il commercio ed aiutò la crescita delle economie; fu anche un baluardo di pace e di democrazia in un continente che veniva da una storia terribile.
Ma l’UE di oggi è la terra dell’euro, un errore serio, aggravato dall’insistenza tedesca a volgere la crisi provocata dalla moneta unica in una rappresentazione moraleggiante sui peccati (degli altri, ovviamente), che devono essere scontati con tagli paralizzanti ai bilanci. L’Inghilterra ha avuto il buon senso di tenersi la sua sterlina, ma ciò non l’ha tenuta al riparo dagli altri problemi della eccessiva assunzione di rischi dell’Europa, in particolare quello di ammettere il libero movimento delle persone senza un governo condiviso.
Si può sostenere, ad esempio, che i problemi provocati dai rumeni che utilizzano il Servizio Sanitario Nazionale vengano esagerati, e che i benefici dell’immigrazione in buona misura pareggino quei costi. Ma è un argomento difficile da offrire ad una opinione pubblica frustrata dai tagli ai servizi pubblici – in particolare quando la credibilità degli esperti favorevoli all’UE è così bassa.
Perché è questa la cosa più irritante dell’UE: nessuno sembra mai riconoscere o imparare dagli errori. Se c’è un qualche esame di coscienza a Bruxelles o a Berlino sulla terribile prestazione dell’Europa a partire dal 2008, è difficile scovarlo. Ed io provo qualche simpatia con i britannici che proprio non intendono dipendere da un sistema che offre una affidabilità così modesta, anche se lasciarlo sarebbe economicamente costoso.
La domanda, tuttavia, è se un voto inglese per l’uscita renderebbe le cose migliori. Potrebbe servire come uno shock salutare che finalmente dia una scossa ai gruppi dirigenti europei ad uscire dal loro compiacimento e porti alla riforma. Ma io ho il timore che potrebbe, per la verità, rendere le cose peggiori. I fallimenti dell’UE hanno prodotto una minacciosa ascesa del nazionalismo reazionario e razzista – ma la Brexit, anche troppo probabilmente, rafforzerebbe ulteriormente quelle forze, sia in Inghilterra che in tutto il Continente.
Ovviamente, potrei sbagliare su queste conseguenze politiche. Ma è anche possibile che la mia mancanza di speranza sulla riforma europea sia esagerata. Ed il punto è questo: come mette in evidenza Simon Wren Lewis di Oxford, se oggi l’Inghilterra vota per rimanere, un giorno potrebbe ancora avere la possibilità di lasciare l’UE, ma uscire oggi sarebbe in sostanza irreversibile. Per sostenere la Brexit, si deve essere assolutamente sicuri che l’Europa sia irriformabile.
Dunque, io voterei per restare. Non ci sarebbe, in quel voto, alcuna contentezza. Ma una scelta deve essere fatta, ed io farei quella.

19.6.16

Abbiamo provato la realtà virtuale: ecco perché non ucciderà il cinema

Negli ultimi mesi, con i primi visori entrati in commercio, il dibattito sulla realtà virtuale sta divenendo sempre più ampio. Cerchiamo allora di capire insieme quali sono oggi i limiti e le potenzialità di questa tecnologia e qual è il suo rapporto con il cinema.

Luca Ottocento    (movieplayer.it)    19 giugno 2016

A fine febbraio, in un incontro per il lancio dei nuovi smartphone della Samsung presso il Mobile World Congress di Barcellona, Mark Zuckerberg si è sbilanciato affermando che la realtà virtuale ha tutte le carte in regola per modificare radicalmente il nostro rapporto con gli altri e con il mondo che ci circonda. Per il fondatore di Facebook, il medium ha la concreta possibilità di divenire in futuro una sorta di piattaforma social immersiva in grado di portare ognuno di noi a condividere le esperienze esattamente come le ha vissute. Utilizzando un paragone cinematografico, in futuro secondo Zuckerberg potremmo fare quanto si vedeva nel cult fantascientifico Strange Days: proprio come il protagonista Lenny Nero interpretato da Ralph Fiennes, potrebbe essere possibile vivere in prima persona e con un elevato grado di realismo esperienze altrui "registrate".
Se nel film di Kathryn Bigelow il tutto avveniva attraverso lo SQUID, una sorta di piastra collegata a un registratore che mandava segnali direttamente alla corteccia celebrale, nella realtà avremo un visore connesso a un cellulare, un computer, un televisore o un qualsiasi altro dispositivo riproduttivo. Lo scorso mese abbiamo provato la realtà virtuale. Prima di darvi le nostre impressioni e di ragionare sul rapporto che questa tecnologia intrattiene con il cinema, però, cerchiamo di comprendere meglio con cosa abbiamo a che fare.

Gli investimenti che i colossi dell'industria dell'informatica e dell'intrattenimento stanno effettuando nel campo della realtà virtuale sono davvero notevoli. Lo stesso Zuckerberg due anni fa ha rivelato per ben due miliardi di dollari la società Oculus di Palmer Luckey, il ventitreenne che ha sviluppato la tecnologia su cui si basano i due dispositivi attualmente più noti tra quelli già presenti sul mercato: l'Oculus Rift e il Samsung Gear VR. Molto apprezzato da chi ha avuto modo di provarlo in anteprima è stato anche l'HTC Vive, che a differenza dei due visori appena citati, grazie all'utilizzo di telecamere in grado di tracciare i movimenti del nostro corpo, dà all'utente persino la possibilità di muoversi all'interno del mondo virtuale rappresentato. Di visori ne sono in sviluppo molti altri e ad ottobre, ad esempio, avverrà anche l'atteso lancio del Playstation VR, che permetterà di giocare in modalità realtà virtuale con la celebre console della Sony.

Il fatto che le più grandi aziende tecnologiche del mondo stiano puntando così forte sulla realtà virtuale (pur più orientate verso lo sviluppo della realtà aumentata, anche Google e Microsoft non stanno a guardare), potrebbe legittimamente far pensare che difficilmente si tratti di una moda passeggera. D'altronde a inizio anno la Goldman Sachs, una delle più importanti banche d'investimento del pianeta, ha stimato che nel 2025 il mercato della realtà virtuale e della realtà aumentata varrà intorno agli ottanta miliardi di dollari, raggiungendo così all'incirca quelle che oggi sono le dimensioni del mercato dei PC desktop.
Leggi anche: Star Wars: in arrivo esperienze di realtà virtuale ispirate alla saga
Le differenze tra realtà virtuale e realtà aumentata

Per quanto sia impossibile esprimersi con certezza, considerata l'estrema velocità con cui oggi progredisce il sapere tecnologico, la direzione nella quale sembra ci si stia dirigendo è quella di uno sviluppo della realtà virtuale - che isola completamente l'utente dal mondo che lo circonda - nell'ambito dell'intrattenimento e della realtà aumentata - che integra il reale con il virtuale - in un contesto legato alle attività lavorative o di ricerca (medicina, architettura, urbanistica, educazione, turismo e quant'altro). Le due tecnologie sono però simili e le influenze reciproche sono e saranno certamente molte.
Per capire immediatamente la differenza tra realtà virtuale e aumentata, possiamo ricorrere a un altro esempio cinematografico: se, come detto in precedenza, la realtà virtuale con il visore ricorda l'esperienza dello SQUID di Strange Days, la realtà aumentata è ricollegabile al punto di vista del robot Arnold Schwarzenegger in Terminator di James Cameron, caratterizzato da un flusso di informazioni che si sovrappone alla visione di quanto accade nella realtà. Oppure, tra i vari possibili esempi più vicini nel tempo, si pensi anche solo al punto di vista di Iron Man/Robert Downey Jr. quando indossa la sua armatura. In fondo, si tratta dello stesso concetto alla base dei Google Glass, ritirati lo scorso anno dal mercato in attesa di possibili futuri sviluppi, o del visore HoloLens della Microsoft, il cui lancio dovrebbe avvenire entro fine anno.

Il rapporto tra cinema e realtà virtuale


A proposito di cinema, il suo rapporto con la realtà virtuale non è legato esclusivamente alle note capacità della settima arte di anticipare gli sviluppi tecnologici, mostrandoli decenni prima della loro effettiva realizzazione. L'industria cinematografica infatti si è di recente dimostrata molto interessata alla realtà virtuale e sta tentando di capire come muoversi per sfruttare al meglio le sue possibilità espressive. Dopo che il Sundance Film Festival a gennaio e il Tribeca Film Festival ad aprile avevano dedicato delle sezioni alle produzioni in realtà virtuale, lo scorso mese il prestigioso Festival di Cannes, nel contesto dell'annuale manifestazione NEXT, ha offerto agli operatori del mercato cinematografico otto giorni di conferenze, proiezioni, installazioni e incontri sul tema della realtà virtuale.

Definizione e scarsa fluidità: i limiti della realtà virtuale...

Avendo visionato a Cannes, tramite l'ultima versione del Samsung Gear VR, una ventina di prodotti tra cortometraggi documentari, di animazione e di finzione (considerati dall'organizzazione tra i migliori in circolazione in tutto il mondo), la nostra idea è che siamo ancora lontani dal poter valorizzare appieno le potenzialità della realtà virtuale. In primis c'è un problema di definizione: le immagini non sono in HD né sufficientemente nitide, tanto che si notano persino con una certa evidenza i pixel che le compongono. Il fatto che le due lenti del visore ingrandiscano molto le immagini da riprodurre, così come la necessaria suddivisione dello schermo in due immagini circolari più piccole per l'effetto stereoscopico, di certo non aiuta. I sensori che servono a rivelare i movimenti della nostra testa funzionano invece molto bene e ci permettono così di muovere con fluidità lo sguardo a 360 gradi all'interno dell'immagine. Nei casi di movimenti di macchina in avanti a una certa velocità, però, spesso se ci spostiamo con lo sguardo a destra o a sinistra noteremo un fastidioso effetto di scarsa fluidità delle immagini. Abbiamo riscontrato in più occasioni questo problema e, non a caso, la maggior parte dei prodotti cannensi facevano ricorso a riprese a macchina fissa.

Oltre a questi non trascurabili limiti tecnici, per ora va registrata anche la mancanza di contenuti narrativi particolarmente coinvolgenti o intriganti. I brevi documentari ambientati in luoghi del mondo lontani o esotici, così come le prime sperimentazioni nel campo della narrazione di finzione che abbiamo avuto modo di vedere, non sono stati granché convincenti e si sono in sostanza rivelati dei curiosi giochetti che dopo uno po', esaurito l'effetto novità, portano inevitabilmente a una perdita di interesse. Da questo punto di vista, si può comprendere il parere di James Cameron che due anni fa bollò la realtà virtuale come "francamente noiosa".

... e le sue grandi potenzialità: se LeBron James sbaglia un canestro, vuoi andare a rimbalzo


In alcuni momenti, però, mentre si assiste ai prodotti in realtà virtuale può capitare di avere delle piccole epifanie, rivelatrici delle notevoli possibilità di questo medium, potenzialmente capace di immergere completamente lo spettatore in un altro mondo. Come si sa, le epifanie si verificano all'improvviso e in maniera inaspettata. A noi è capitata un'esperienza del genere guardando un video apparentemente banale di poco più di dodici minuti (LeBron James: Striving For Greatness), in cui si segue la quotidianità di LeBron James durante la pre-season NBA. Dopo essere stati seduti in macchina affianco a James e aver visto qualche sessione di stretching con dichiarazioni del giocatore e del suo personal trainer, a un certo punto durante un allenamento il campione si trova davanti allo spettatore e prova un tiro abbastanza semplice da dentro l'area.

Immersi nello spazio virtuale a 360 gradi di una palestra, con alle spalle il canestro, la curiosità ci spinge a girarci per conoscere l'esito del tiro. Ed è proprio in questo momento che succede qualcosa di sorprendente, quasi magico: la palla si stampa sul ferro, sta per cadere verso terra e il nostro istinto, anche se solo per un attimo, è quello di allungare la mano per prendere la palla. Nonostante gli evidenti limiti di cui abbiamo parlato nel precedente paragrafo e che rendono più difficoltosa una piena immedesimazione da parte chi guarda, dunque, la capacità immersiva della realtà virtuale già oggi si rivela a tratti potente.

Sul piano del coinvolgimento emotivo, da quel che abbiamo potuto vedere ad esempio in due cortometraggi cannensi dedicati al mondo del circo e delle acrobazie (Inside the Box of Kurios e O) e, più di recente, in un cortometraggio horror (Catatonic), funziona molto bene lo stratagemma visivo di presentare uno o più personaggi che si avvicinano allo sguardo dello spettatore, magari guardandolo dritto negli occhi. Nel momento in cui riusciremo ad avere immagini in alta definizione e una buona fluidità anche nel caso di movimenti veloci della macchina da presa (presumibilmente non ci sarà da aspettare molto), la realtà virtuale potrà allora esprimersi in tutta la sua forza immersiva.

Due linguaggi differenti

Negli scorsi mesi ad Amsterdam e Berlino sono stati aperti i primi due "cinema" per la realtà virtuale. In sostanza, dei locali chiusi dove invece di poltrone orientate verso un grande schermo ci sono sedie girevoli su cui sedersi prima di indossare un visore. Già da qualche tempo alcuni ingenui entusiasti della Virtual Reality, con una buona dose di esagerazione, stanno preannunciando la scomparsa del cinema in favore della realtà virtuale. Queste persone però non considerano il fatto che la realtà virtuale è un linguaggio assai diverso rispetto a quello cinematografico. La possibilità offerta allo spettatore di essere padrone del proprio sguardo all'interno di un'immagine virtuale a 360 gradi va infatti con evidenza contro la natura del cinema, trasformando completamente il peculiare rapporto tra film e spettatore. Nella realtà virtuale è impossibile per un regista fare quello che ha sempre fatto con il cinema: proporre un solo punto vista (o al limite, in casi molto rari, più punti di vista tramite lo split screen) attraverso la scelta dell'inquadratura.

Se uno spettatore può decidere di guardare dove vuole, è impossibile creare le condizioni per una tradizionale narrazione cinematografica, diretta espressione della volontà del regista oltre che dello sceneggiatore. Per tornare all'esempio del corto su LeBron James, se non ci fossimo girati per seguire la traiettoria del tiro del giocatore non ci saremmo mai accorti del suo errore. Il filmato però sarebbe andato avanti lo stesso. È esattamente questo il motivo principale per cui durante il Festival di Cannes, alla domanda su cosa pensasse della realtà virtuale, un grande regista come Steven Spielberg non si è dichiarato favorevole a un suo sviluppo in campo cinematografico. La netta sensazione è che nell'ambito dell'intrattenimento audiovisivo, grazie all'introduzione di joypad funzionali a far muovere il giocatore all'interno di un dato mondo virtuale, la Virtual Reality potrà nell'immediato dare il meglio di sé nel contesto videoludico. Il linguaggio dei videogiochi infatti, per quanto in continua evoluzione e in alcuni casi sempre più "cinematografico", può per sua natura integrarsi molto più facilmente con quello della realtà virtuale.

Niente da fare, il cinema non è destinato a morire


Ad ogni modo, i diversi registi in giro per il mondo che si stanno iniziando a cimentare con la realtà virtuale sono consapevoli di misurarsi con un linguaggio differente da quello più strettamente filmico e si stanno adoperando per trovare nuove strategie narrative e di messa in scena che siano in grado di sfruttare appieno le possibilità del nuovo medium. Sarà certamente interessante vedere cosa accadrà. Di sicuro, possiamo dire che la realtà virtuale non sostituirà il cinema. Con ogni probabilità, nel prossimo futuro, essa si svilupperà in maniera parallela, con risultati che valuteremo con il passare del tempo e l'avanzare della tecnologia. Data per spacciata fin dalla nascita dagli stessi fratelli Lumière, la settima arte continuerà ancora per molto tempo a proporci storie alle quali poterci appassionare e con le quali emozionarci, in cui il regista avrà il potere di orientare e limitare il nostro sguardo per incidere a proprio piacimento sullo sviluppo della narrazione.

12.6.16

La disuguaglianza studia all’ultimo banco

Luca Ricolfi (ilsole24ore)

Di disuguaglianze non si smette mai di parlare. Ci sono le disuguaglianze economiche, le disuguaglianze sociali, le disuguaglianze nella salute. Ci sono le disuguaglianze nel capitale ereditato dalla famiglia, nelle opportunità di vita, nel talento individuale. E ci sono, naturalmente, le disuguaglianze nel livello di istruzione, ossia nei titoli di studio che ognuno riesce ad aggiudicarsi.

C’è un tipo di disuguaglianze, tuttavia, che è enormemente cresciuto negli ultimi venti anni, e di cui nessuno parla. Un tipo di disuguaglianze che regala a una minoranza della popolazione una vita piena di opportunità e di soddisfazioni, mentre impone alla maggioranza un’esistenza difficile o comunque piena di limitazioni.

Di che cosa si tratta?
Non c’è un termine condiviso per designare questo tipo di disuguaglianze, ma io le osservo quotidianamente nel mio lavoro di docente universitario che da anni insegna materie relativamente complesse (analisi dei dati e matematica) e ha a che fare sia con le “matricole” (gli studenti appena diplomati che si iscrivono all'università) sia con gli studenti che stanno per laurearsi. Possiamo chiamarle, molto approssimativamente, disuguaglianze di conoscenza; oppure “disabilità cognitive”, in omaggio al lessico in voga.

È imbarazzante descriverle, perché hanno raggiunto livelli che mi verrebbe da definire umilianti, livelli che peraltro i test correnti, più o meno standardizzati, non sono assolutamente attrezzati per misurare in tutta la loro ampiezza. Devo però fare una premessa, prima di tentare una descrizione. La materia che insegno, per essere compresa e padroneggiata a un livello accettabile, richiede un discreto grado di organizzazione mentale. In buona sostanza capacità quali: padronanza della lingua, astrazione, ragionamento, manipolazione di simboli astratti, memorizzazione. È chiaro che simili capacità, come qualsiasi altra (compreso saper ballare, suonare uno strumento, o sciare in neve fresca) non possono essere possedute da tutti nella stessa misura. Il punto, però, è che quando vengono messe alla prova da un esame universitario si rivelano distribuite in un modo mostruosamente ineguale fra gli studenti. E dico questo non nel senso che ci sono studenti molto più bravi di altri (è sempre stato così), ma nel senso che, al giorno d'oggi, almeno la metà degli studenti non ha assolutamente, neppure alla lontana, la preparazione di base che - in teoria - dovrebbe possedere in virtù del certificato che esibisce (diploma di scuola secondaria superiore). Spesso non ha neppure la preparazione che ci si aspetta da chi si è fermato alla scuola media inferiore. E in un numero di casi tutt’altro che trascurabile non ha nemmeno le competenze che, sulla carta, dovrebbero essere trasmesse e garantite dalla scuola elementare (ad esempio far di conto e non compiere errori di ortografia). All’attonito docente universitario può persino accadere di trovarsi di fronte uno studente che non sa eseguire una sottrazione elementare (1-5), o non sa addizionare 12 e 8 e deve ricorrere alle dita per arrivare al risultato (naturalmente quest'ultimo è un caso-limite, ma la domanda è: come ha potuto la scuola “certificare” le sue competenze e rilasciargli un diploma?). Per non parlare del titanico lavoro di correzione dell'italiano che incombe sui docenti quando giunge il tragico momento della tesi di laurea (o meglio di quell’esercizio che ci ostiniamo ancora a chiamare tesi).

Proverò a dirlo in un modo ancora più crudo: per quel che vedo quotidianamente, una parte degli studenti universitari ha un livello di organizzazione mentale che non è, semplicemente, un po' meno buono di quello degli studenti bravi, ma è abissalmente inferiore, come può esserlo il livello di organizzazione mentale di un bambino di sei-sette anni rispetto a quello di un adulto. E, cosa ancora più triste, in molti casi il gap appare irrimediabile, in quanto chiaramente legato a percorsi scolastici disastrosi, a occasioni di conoscenza clamorosamente mancate e che difficilmente potranno ripresentarsi. Alla fine degli esami io chiedo sempre “che scuola hai fatto?”, e le risposte che mi accade di ascoltare sono terrificanti: quello che i tanti studenti in difficoltà raccontano sugli insegnanti che hanno avuto, sul numero di supplenti che si sono alternati in certe materie, sui programmi svolti e non svolti, sulle licenze didattiche che tanti prof si sono presi, tutto questo restituisce un quadro della scuola mortificante. Un quadro, sia detto per inciso, in cui non si intravedono più, come un tempo, condizioni di svantaggio sociale, o tragedie familiari e personali, bensì solo prosaiche vicende istituzionali (e spesso familiari) di incuria e superficialità, approssimazione e leggerezza. In sostanza: l’ordinario modus vivendi di una società in cui, di fatto (anche se a parole lo neghiamo), la cultura, la conoscenza, lo studio sono divenuti assai meno importanti di tutto il resto.

Non mi interessa, qui, indicare di chi è la responsabilità, che è chiaramente di tutti: genitori, insegnanti, politici e, naturalmente, studenti (il non-studio è anche una scelta). Quello su cui vorrei attirare l'attenzione è invece l'enorme diversità di destino fra i miei studenti. Quando li incontro e quando ci parliamo, lo vedo ad occhio nudo: c'è chi quasi certamente ce la farà, perché la scuola e l’università hanno strutturato la sua mente, e c’è chi (salvo il caso in cui abbia una famiglia potente alle spalle), avrà una vita lavorativa difficile, perché la scuola e l’università hanno preferito rilasciargli un titolo senza occuparsi seriamente della sua mente.

È strano. Da un paio di decenni abbiamo deciso che le nostre sono “società della conoscenza”, non c’è occasione in cui non ripetiamo che la conoscenza è la variabile fondamentale, che da essa dipendono i destini delle economie come quello degli individui; da anni e anni ci stracciamo le vesti, scendiamo in piazza, firmiamo manifesti e appelli contro la (presunta) inarrestabile crescita delle disuguaglianze economiche, e poi – chissà perché – di fronte agli spaventosi divari di conoscenza fra i nostri giovani, che certamente produrranno grandi disuguaglianze nelle loro vite, non diciamo nulla, li accettiamo come se non esistessero, o non fossero importanti. C’è qualcosa che non va. O sbaglio?

7.6.16

ELEZIONI COMUNALI 5 GIUGNO 2016

Schemi saltati e confronti incerti: ecco il tripolarismo imperfetto
di ILVO DIAMANTI (Repubblica)

IL DATO più chiaro del primo turno della consultazione amministrativa di domenica scorsa è che, ormai, non c'è più nulla di chiaro. E di prevedibile. Nel rapporto fra cittadini e politica. Fra elettori e partiti. Così, l'esito delle elezioni è ancora aperto. Tra i 143 comuni maggiori (oltre 15 mila abitanti) al voto domenica scorsa, infatti, 121 andranno al ballottaggio. Cioè, non tutti, ma quasi. Alle precedenti elezioni erano molti di meno: 92. Questa tendenza appare evidente soprattutto nelle regioni dell'Italia centrale. Un tempo definite "rosse", perché politicamente di sinistra. Ebbene, fra i 19 comuni maggiori al voto, in questa zona, quasi tutti (17) andranno al ballottaggio. In primo luogo, Bologna. Dove il sindaco in carica, Merola, si è avvicinato al 40% dei voti. E fra due settimane dovrà, quindi, affrontare Lucia Borgonzoni, candidata leghista del Centro-destra. Una prova sulla quale incombe, minaccioso, il precedente del 1999, quando Giorgio Guazzaloca, del Centro-destra, prevalse su Silvia Bartolini, di Centro-sinistra. Al ballottaggio.

LE TABELLE

Nel complesso, i candidati del Centro-sinistra vanno al ballottaggio in 88 comuni (sono primi in 47), quelli di Centro-destra, della Lega o dei FdI in 69 (primi in 38 Comuni). Infine, il M5s raggiunge il ballottaggio in 20 comuni (è primo in 6). Questo rapido profilo quantitativo serve a chiarire una ragione importante - se non la più importante - dell'incertezza che pervade questa competizione amministrativa: la pluralità degli attori in gioco. In altri termini, se per molti anni abbiamo inseguito un bipolarismo senza preclusioni, senza fratture, Oltre l'anticomunismo e il berlusconismo (o il suo contrario), oggi dobbiamo fare i conti con un modello diverso. Sicuramente più aperto. Anzi: fin troppo. Siamo entrati, infatti, in un sistema a "tripolarismo imperfetto". Dove il centrosinistra, imperniato sul PD(R), si oppone non solo al Centro-destra, impostato sull'asse FI-Lega - allargato, in alcuni contesti, ai FdI. Ma anche al M5s che ha ottenuto risultati importanti a Roma, con Virginia Raggi e a Torino, con Chiara Appendino a Torino. Mentre in alcuni casi, è sfidato da soggetti diversi ma, comunque, alternativi ai due poli tradizionali. Come Luigi De Magistris, a Napoli. Ciò rende il confronto complicato. Non solo nel primo turno, ma anche e tanto più nei ballottaggi. Perché non è chiaro se e per chi voteranno gli elettori dei partiti esclusi. Nello specifico: chi sceglieranno gli elettori di Centrosinistra fra un candidato leghista, forzista o dei 5s? Oppure, reciprocamente, chi sceglieranno gli elettori leghisti, forzisti o del M5s nel caso il loro candidato di riferimento fosse, a sua volta, escluso dal ballottaggio? In linea teorica, ove fosse rimasto in gioco, sarebbe favorito il candidato del M5s. Perché a-ideologico. Esterno alle fratture tradizionali. Visto che gli elettori del M5s sono, politicamente, trasversali. Riassumono il disagio verso i partiti ma anche la mobilitazione su temi "civici" e territoriali. Così, i loro candidati possono venire utilizzati dagli altri elettori,"contro" gli avversari storici. Post-berlusconiani, leghisti oppure renziani. A seconda dei casi e delle esigenze.

È probabile, allora, che molti elettori, nel dubbio, ricorrano al non-voto. Si astengano. Non per scelta, ma per non-scelta. D'altronde, si tratta di un orientamento diffuso, anche in questo caso. La partecipazione al voto, infatti, ha superato il 60%. Cinque punti in meno rispetto alla precedente scadenza elettorale. Tuttavia, non si è verificato il crollo temuto. Piuttosto, è interessante osservare che l'affluenza - e parallelamente l'astensione - elettorale ha colpito il Nord e le regioni rosse, più del Mezzogiorno. Certo, il voto amministrativo, nel Sud, è condizionato - e incentivato - da logiche particolaristiche. Ma è singolare che oggi, nel Centro-Nord, la partecipazione elettorale sia calata molto più che nel Sud.

Ciò sottolinea un'altra tendenza, emersa dopo le elezioni del 2013. La perdita delle specificità territoriali. Meglio: la "nazionalizzazione" del voto. E dei partiti. Fino allo scorso decennio, infatti, gli orientamenti politici ed elettorali riproducevano legami sociali e territoriali di lungo periodo. Veicolati da partiti di massa, che esprimevano ideologie di lunga durata e disponevano di organizzazioni diffuse. I partiti di sinistra, in particolare, si imponevano nelle regioni rosse del centro. Mentre al Nord erano più forti i partiti di centrodestra e la Lega. Ma alle elezioni del 2013, per la prima volta, si afferma un partito senza una specifica "vocazione" territoriale. Il Movimento 5 Stelle, appunto. Primo oppure secondo in quasi tutte le province italiane. Da Nord a Sud, passando per il Centro. Alle elezioni europee del 2014, il PD di Renzi, il PdR ne riproduce la traccia. Primo oppure secondo partito, dovunque. Inseguito dal M5s. E da un centrodestra spaesato e diviso, dopo il declino di Berlusconi. Nume tutelare e identitario. Così le diverse Italie politiche, oggi, si sono omogeneizzate. La stessa Lega si è "nazionalizzata". È la Ligue Nationale di Salvini, alleata con i FdI di Giorgia Meloni. Guarda a Roma e al Sud. Così, non c'è più religione. E non c'è più fedeltà. Non solo a Bologna. Neppure a Torino. Dove le tradizioni operaie e industriali hanno perduto rilievo. E la crisi economica incombe (come ha osservato Piero Fassino). Mentre a Milano Sala e Parisi appaiono due candidati allo specchio. Roma è, dunque, la capitale esemplare di questa Italia - senza colori e con poche passioni. Dove ogni voto - politico, europeo, amministrativo - diventa un'occasione im-prevedibile. E ogni elezione, come ho già scritto, è "un salto nel voto".


16.5.16

L’antropologo Marc Augé discute di terrorismo, periferie e pallone «Il multiculturalismo è un inganno: lascia spazio a ideologie totalitarie»

intervista di Luca Mastrantonio

Il multiculturalismo è una pericolosa sirena. L’Europa deve tenere saldo il valore della laicità e puntare sull’assimilazione, altrimenti a breve dovrà fronteggiare una vasta rivolta. Lo sostiene il sociologo e antropologo francese Marc Augé, in Italia per presentare il libro «Football. Il calcio come fenomeno religioso», uscito per EDB. La cui tesi, oltre a offrire una chiave di lettura dei prossimi Europei francesi, può essere rovesciata senza perdere aderenza sulla realtà: la religione come fenomeno calcistico, la politica come tifo, tra fanatismo e ritualità.
In cosa è diversa la Francia oggi rispetto a quella campione del mondo del 1998?
«Ero a vedere la finale contro il Brasile, un ricordo bellissimo, ho riprovato le emozioni di quando ero bambino e tifavo per la nazionale di Raymond Kopa e Léon Glovacki, davanti, e dietro Roger Marche, soprannominato il “cinghiale delle Ardenne”. Ma oggi lo spettacolo è cambiato, troppi soldi in gioco. La fase in cui si cantava “nero, bianco e arabo” (Black, Blanc, Beurs, in francese) è sparita, con il sogno multietnico».
Effetto anche degli attentati di Parigi?
«I terroristi hanno voluto colpire lo stile di vita dei parigini, luoghi di divertimento, di incontro, di scambio. C’è stata una reazione collerica. Ma se penso alle recenti proteste sulla riforma del lavoro, si può dire che stiamo tornando alla normalità».
Che idea si è fatto dei terroristi?
«Come ha notato Gilles Kepel, ci sono strateghi e ideologi, dietro; ma per l’azione usano teppisti appartenenti alla mala, ragazzi poveri che hanno fallito nella vita. Nulla a che vedere con i piloti che si sono schiantati contro le Torri Gemelle».
Da Parigi a Bruxelles, passando per Molenbeek. Ci sono quartieri periferici più a rischio di altri?
«Sono molte le aree permeabili da infiltrazioni terroristiche, e molte le aree da colpire. Ma non è una questione geografica, poiché il concetto di periferie presuppone un centro che in realtà esiste soprattutto per i turisti. Periferie e centro sono concetti mobili. Il problema è sociale e politico e di polizia, che deve coordinarsi meglio a livello europeo».
La questione è solo di polizia?
«Sul piano tecnico, il terrorismo si combatte con forza militare e polizia. Poi bisogna continuare la politica dell’accoglienza, governarla al fine di integrare e assimilare i rifugiati. Se l’Europa non si muove chiaramente e generosamente, rischia di fronteggiare in una quindicina di anni l’ira della generazione di chi è nato e cresciuto nell’esclusione. Non bisogna però cullarsi nell’inganno delle sirene del multiculturalismo. Il termine “cultura” è pericoloso, a questo termine è possibile far dire tutto quello che si vuole. E in nome del pluralismo è facile lasciare che si imponga una ideologia totalizzante e totalitaria».
L’Islam è un problema per l’Europa?
«Il problema non è l’Islam, ma la sua vocazione universale a imporre una morale individuale. Per integrarsi in Europa, chi crede in Maometto deve rinunciare a questo universalismo, come hanno fatto i cristiani in passato, sotto la pressione di processi politici democratici, il secolarismo contro il proselitismo. Ma purtroppo il discorso mediatico e politico di oggi va in un’altra direzione. In Francia molte persone si dichiarano religiosamente indifferenti, anche se magari sul piano statistico appartengono a una religione, compreso l’Islam. È aumentata però la tendenza a dare risalto all’identità religiosa, descrivendo ad esempio il sindaco di Londra, Khan come “musulmano” più che come “laburista”. Tra l’altro ha ricevuto una fatwa dai musulmani radicali, il che la dice lunga sulla pericolosità dell’Islam moderato per gli estremisti. Finiremo come l’Indonesia, che si presenta tollerante, perché tutte le religioni sono autorizzate, ma ognuno è obbligato a sceglierne una. Non è laicità, che è un valore non negoziabile».
Ci sono altri valori non negoziabili?
«Non ci si può fare giustizia da soli».
Crede che la Francia si sottometterà all’Islam, come ha scritto Michel Houellebecq nel suo ultimo romanzo?
«Quello di “Sottomissione” è un incubo plausibile, ma voglio credere nella forza del pensiero laico e democratico in Francia e in Europa».

Intervista al filosofo Slavoj Žižek “Meglio separati in casa che la falsa integrazione”

La necessità di una nuova e diversa lotta di classe, le critiche a certo “buonismo” della sinistra sulla questione migranti
intervista di Giulio Azzolini

Dopo la caduta del muro di Berlino, gli intellettuali di sinistra si possono dividere in tre tipologie: i perseveranti, i pessimisti e gli innovatori. Secondo Razmig Keucheyan, autore di un preziosissimo saggio sull’Hémisphère gauche (“La Découverte”), Slavoj Žižek appartiene all’ultima categoria. «Ma io preferisco considerarmi un pessimista», dice il filosofo sloveno. «Perché i pessimisti sono le uniche persone felici. Se sei pessimista, ogni tanto ti rendi conto che non è tutto così male come credevi, quindi ti predisponi alle buone sorprese. Gli ottimisti sono sempre amareggiati. Io sono un pessimista che crede nei miracoli».
Professor Žižek, ne “La nuova lotta di classe” (ora in libreria) critica i populisti anti-immigrazione, ma ancora di più la sinistra liberal, favorevole all’apertura delle frontiere. Perché?
«Perché sono due facce della stessa medaglia, ma la seconda è più ipocrita della prima. Il problema non è dire sì o no all’accoglienza, ma capire come mai in tanti fuggono dai propri paesi e trovare il modo di aiutare davvero la povera gente. Pensi ai film di Hitchcock: spesso si aprono con un dettaglio, tipo una chiave o un bicchiere di latte, poi l’inquadratura piano piano si allarga e lo spettatore può vedere la situazione per intero. Ecco, secondo me le immagini dei barconi a largo di Lampedusa rappresentano quella chiave, quel bicchiere di latte: non crede che sia venuto il momento di girare la telecamera e guardare tutta la scena? Sono anni che nell’indifferenza generale tutti, Cina inclusa, si appropriano delle terre africane in nome di uno sfrenato neocolonialismo economico».
E l’idea di lotta di classe è ancora utile?
«Oggi la lotta di classe non è più quella tipicamente marxista: proletariato contro borghesia, periferia contro centro. Come ha spiegato Peter Sloterdijk (lo so, è triste, ma per capire il nostro tempo dobbiamo rivolgerci ai conservatori), il nuovo scontro è tra chi sta dentro e chi è rimasto fuori. Perché è vero che tutti sono dentro il mercato, ma tanti, troppi sono fuori dalla storia. Parlo dei giovani senza prospettive, dei precari, dei profughi, delle tantissime donne che continuano a subire violenze. L’idea di lotta di classe serve a dare una base comune ai mille conflitti dispersi nel capitalismo globale».
Come si combatte la nuova lotta?
«Il modello non è più la presa della Bastiglia o insurrezioni del genere, la rivoluzione non può essere ancora l’assalto al Palazzo del potere. Io ho letto Marx e so bene che il capitalismo è il sistema sociale di produzione più potente e flessibile della storia. Ma non mi rassegno ai palliativi proposti dalla sinistra liberal e sono convinto che ogni sistema custodisca delle leve nascoste, che possono innescare delle reazioni a catena. È come nei film di fantascienza, quando a un certo punto il protagonista tocca il tasto sbagliato e scoppia una bomba: per me la sfida è trovare i tasti esplosivi. E attenzione: non si tratta di teorie astratte, ma di questioni concrete e in apparenza poco rilevanti. Pensi alla battaglia di Obama per garantire l’assistenza sanitaria pubblica: è bastato quel tasto, che a noi europei sembra scontato e sacrosanto, a mandare su tutte le furie le più potenti lobby degli Stati Uniti. Ma anche l’Europa ha i suoi tasti dolenti».
Come l’immigrazione...
«Quello che non è successo di fronte al pericolo Grexit, ossia la disgregazione dell’Europa, rischia di verificarsi oggi sui migranti. Bisogna afferrare il toro per le corna. I paesi fondatori dell’Unione devono essere più aggressivi nei confronti degli Stati che hanno scelto di fregarsene della solidarietà. Italia, Francia, Germania chiamino a rapporto Polonia, Slovacchia, Ungheria e parlino chiaro: non volete partecipare al nostro gioco sull’emergenza rifugiati? Benissimo, allora non meritate di far parte del cuore stretto dell’Unione europea. Sarete Stati di seconda classe e piantatela di chiedere aiuto quando non sapete come finanziare la vostra crescita ».
Che effetto le ha fatto il recente, fortissimo appello di papa Francesco all’Europa, sempre sul tema migranti?
«Ovviamente ho accolto con favore la sua critica alla xenofobia. Ma il punto non è, come ha fatto Francesco, invocare “diritti umani, democrazia e libertà”, ma discutere dell’ordine economico globale che provoca queste migrazioni di massa. L’Europa non è in crisi morale, è il capitalismo che è entrato in una nuova fase».
Al di là dell’accoglienza, perché lei non sopporta il concetto di integrazione?
«I terroristi di Bruxelles erano perfettamente integrati. Bisogna abbandonare questa retorica dell’integrazione, che uniforma tutto e tutti, e riflettere di nuovo sui concetti di vicino, di straniero, di prossimo. La sinistra ha sempre sottovalutato i sentimenti etnici, ha creduto che il nazionalismo fosse una teoria cui bastava contrapporne un’altra. È inutile fare le anime belle. Sa qual è il mio ideale di convivenza? Un grande palazzo in cui gente di ogni razza e religione si ignora, ma lo fa gentilmente, in modo molto tollerante. Poi magari nasceranno delle amicizie, degli amori, ma non può accadere in maniera forzata».
Ma la politica non ha il compito di sublimare, per quanto possibile, gli impulsi delle masse?
«Sì, ed è quello che sta facendo benissimo Bernie Sanders. Non vincerà le primarie del partito democratico, ma il suo ruolo pedagogico è importantissimo e va valutato sul lungo periodo».
Intanto Donald Trump potrebbe diventare l’uomo più potente del pianeta. La spaventa?
«Sarebbe stato peggio Ted Cruz. Trump è un politico di bassissimo livello, ok, è un personaggio di pessimo gusto. Però il suo programma economico è assai più moderato rispetto a quelli che piacciono alla destra americana. E poi sua moglie è slovena: come faccio a spaventarmi da connazionale dell’ipotetica first lady?».
IL LIBRO La nuova lotta di classe di Slavoj Žižek (Ponte alle Grazie, trad. di Vincenzo Ostuni, pagg. 144, euro 13)

22.4.16

Odio online. La nuova barbarie sulla Rete

 Antonio Armano (Treccani)

Buio in sala. Cinema Arlecchino. Profonda provincia italiana. Tra il pubblico c'è il signor Bonza. Il titolare di una ditta di spurghi. In un momento di silenzio una voce: “Bonza. Hai fatto i soldi con la merda”. Silenzio, risate. Risposta in dialetto: “E ti caga no”.
Scena numero due. Un film del 1980. The Blues Brothers. John Belushi e Dan Aycroyd stanno guidando. Vestito nero, Ray-Ban da sole. Si trovano nel sobborgo di una grande città. Strada quasi di campagna, prima di un ponte. Inspiegabilmente c'è coda. Una manifestazione. Chiedono alla polizia che cosa sta succedendo. Il poliziotto risponde: sono i nazisti dell'Illinois. Dopo la mitica frase “Io odio i nazisti dell'Illinois” la macchina dei Blues Brothers riparte fregandosene della folla. Per evitare di essere travolti, gli americani in camicia bruna si buttano in massa dal ponte in un fiume giallastro.
Le scene si svolgono una sullo schermo e l'altra davanti allo schermo. La prima, quella degli spurghi, a Voghera. Vicino a Chicago l'altra. Situazioni e contesti molto diversi. In comune hanno una cosa. Ci raccontano aspetti dell'odio che sono oggi cruciali. Ai tempi di Internet e del “mercato dell'odio”. Per usare le parole di Giovanni Ziccardi, autore di un interessantissimo saggio, L'odio online, edito da Raffaello Cortina.
Quali sono questi aspetti? Alla domanda se le nuove tecnologie abbiano aumentato la diffusione dell'odio, Ziccardi, attivissimo docente di informatica giuridica alla Statale di Milano, risponde sì. Questo sì viene da uno studioso che ha una grandissima passione per la materia che studia e per le nuove tecnologie in genere, che si esalta a varcare e farci varcare le nuove frontiere. Uno dei motivi della sua risposta affermativa ha a che fare con la sala del cinema Arlecchino di Voghera: il buio, l'anonimato. Il filtro virtuale deresponsabilizza, tira fuori istinti tremendi. Trasforma i dottor Jeckyll offiline in Mr Hyde online.
Per quanto riguarda l'altro aspetto, il film si riferisce alla realtà, anche se sembra appartenere alla sfera del comico. I nazisti dell'Illinois non sono un'invenzione di John Landis e hanno davvero ottenuto il permesso di manifestare ricorrendo alla Corte Suprema di quello Stato. La quale ha stabilito che non si può negare la libertà di espressione. Anche quando riguarda l'espressione di idee aberranti. Di più: la manifestazione si svolgeva a Skokie, un sobborgo di Chicago, dove vivevano diversi ebrei scampati allo sterminio o discendenti di superstiti dai lager. Un avvocato ebreo aveva difeso i nazisti, sostenendo che la Shoah era frutto di una situazione di mancanza di libertà e non era certo con i divieti che si immunizzava una società dal ripetersi di un tale evento.
Ziccardi nota un altro fattore importante. La maggior parte dei server, delle architetture tecnologiche dove avviene fisicamente la navigazione, si trova negli Stati Uniti o comunque nell'America del Nord. Dunque dobbiamo tenere conto del contesto culturale dove ci muoviamo per capire come comportarci nella prevenzione e repressione dell'odio online. Un contesto la cui localizzazione territoriale non è così scontata e immediata. Vale per Facebook, Twitter e altri mezzi di comunicazione, ormai diffusissimi.
Nello specifico Ziccardi non si occupa di banale odio interpersonale e privato, ma di quello che si definisce “hate speech” in senso tecnico, anche se i due sistemi sono connessi. Hate speech cioè la manifestazione verbale aggressiva che usa la religione, la razza, la politica per colpire il bersaglio... Omofobia, antisemitismo, razzismo, sessismo... Di fronte all'intensificarsi del fenomeno, all'accrescersi dell'odio tra una maglia e l'altra della Rete, quali atteggiamenti si possono adottare? Ziccardi distingue due approcci, anche legislativi, opposti. Negli Stati Uniti ci si continua a comportare come con i nazisti dell'Illinois. A non intervenire se non c'è un “clear and present danger”, una minaccia immediata e concreta (l'incitamento all'odio di stampo islamista sicuramente rientra nella fattispecie). In Europa si cerca di correre ai ripari normando. Del resto il danno può essere solo morale ma non per questo meno pericoloso. Ammesso che da un livello non si passi all'altro.
Il dibattito - questo è un punto importante e spiazzante del libro - risale agli anni successivi alla seconda guerra mondiale. Dopo la distruzione, si raccolgono i cocci, anche dei sistemi giuridici. La propaganda hitleriana è la madre di tutti gli hate speech. E Goebbels il padre. A prevalere, anche a livello di organismi sovranazionali, è stato l'approccio europeo, non quello americano. La libertà di espressione è importante ma bisogna pensare alle vittime, alla sofferenza dei soggetti dell'odio. Gli stati membri dell'Onu possono adottare norme che puniscono e limitano.
Questo approccio storicamente prevale, come rivela Ziccardi, grazie alla pressione dei paesi totalitari, del blocco comunista dell'Est. I paesi dell'Est, sovietici e non sovietici, sono quelli che hanno più sofferto le persecuzioni contro gli ebrei. Auschwitz era in Polonia, e in Ucraina, anche con metodi meno sofisticati, si sono sterminati oltre un milione di ebrei. Naturale che dai quei paesi vengano istanze di controllo e autocontrollo. Fa parte della storia oltre che dell'ideologia giuridica totalitaria, interventista per definizione. Non dimentichiamo che la parola “pogrom” viene dalla Russia. Bisognerebbe poi notare che l'antisemitismo ha continuato a proliferare oltre Cortina, nonostante, anzi durante questa fase legislativa. Una contraddizione forse solo apparente. Subito dopo i vari colpi di stato comunisti, i dirigenti ebrei dei partiti comunisti sono stati epurati. Processati e spesso uccisi. Si pensi al caso Rudolf Slanský in Cecoslovacchia. E al periodo finale della vita di Stalin. Il dittatore georgiano, appena prima di morire nel 1953, pensa bene di denunciare l'ennesimo complotto. La congiura dei medici ebrei. Inoltre solo la fine fisica ha impedito che realizzasse il progetto di trasferire gli ebrei dell'Unione sovietica in una repubblica creata ad hoc in Siberia, il Birobidž, nell'estremo oriente dell'Imperium.
Se Internet - come apprendiamo da fonte non certo tacciabile di neofobia -, pur essendo teoricamente uno strumento neutro, può diventare un brodo di coltura dell'odio, come comportarci? Ziccardi non ha soluzioni, ma per non intristirci con derive neoluddiste, propone un cocktkail di tre ingredienti. Legge, tecnologia e formazione. Non è per un approccio legislativo troppo libertario, all'americana. E neanche invasivo, vista anche la matrice totalitaria individuata dietro una certa scuola di pensiero giuridica. Come lamentava Eleanore Roosevelt, la moglie del presidente, al tempo della Ricostruzione posbellica, legislazioni repressive della libertà di espressione possono essere usate, a discrezione del potere, per perseguitare dissidenti, incarcerare, zittire. Si veda la Turchia. Ziccardi è comunque per intervenire, normare. Sia pure in modo leggero.
Secondo ingrediente del cocktail: la tecnologia... La tecnologia, oltre a creare problemi, può offrire soluzioni. Così come per la pornografia, si mettono a punto software che individuano contenuti da filtrare in Rete. Non osceni ma “hateful”. Per ora funzionano fino a un certo punto questi programmi. Diciamo al 70 per cento. Il loro grado di fallibilità non concerne solo la mancata individuazione di contenuti aggressivi. Ma anche la censura di contenuti che non lo sono. Un bel rischio, ma gli spazi di miglioramento sono pressoché infiniti. Nel caso della pornografia è tutto più semplice perché in generale i contenuti veicolati sono video e provengono da siti che dichiarano di essere riservati a un pubblico adulto. Qui Ziccardi cita Sweetie, un bambina virtuale con lineamenti orientali che adesca pedofili in rete e li porta nella bocca della polizia postale. Potrà nascer qualcosa del genere anche per l'odio?
C'è poi la questione formativa, il terzo ingrediente del cocktail Ziccardi. La soglia d'età per il possesso di uno smartphone è sempre più bassa. In Italia ormai i bambini di sette anni e mezzo hanno uno smartphone. Bisogna educare, essere vigili e non troppo tolleranti. Bambini e ancora di più adolescenti non si rendono conto di essere crudeli, di fare del male. Persino il bullismo femminile, dice Ziccardi, in passato praticamente inesistente, è fiorito grazie alla Rete. Per non parlare di territori nuovi come il revenge porn, la pubblicazione di video spinti fatti con la ex fidanzatina se lei ti lascia, o la partner occasionale, sempre per metterla in difficoltà, vendicandosi di qualcosa.
Va tenuto presente un altro aspetto. Quello che nel libro viene indicato come “mercato dell'odio”. L'odio, l'insulto, la rissa in Rete, attira click e quindi soldi. I politici sanzionati dalla legge per espressioni d'odio online poi vengono premiati nelle urne. Dalla Francia alla Germania all'Olanda. Anche i comuni cittadini non scherzano. Basta vedere come alcuni utenti si sono scatenati sul mancato raggiungimento del quorum al referendum sulle piattaforme. Con espressioni anche violente, non solo piene dei consueti insulti. Tale Marie_Bloo su Twitter scrive: “Io trivellerei la testa a tutti quelli che oggi non sono andati a votare”. Le nuove tecnologie aprono continuamente nuove frontiere, che la legge non sempre può o deve inseguire. Si parla della necessità, molto onerosa, non di prevedere il futuro, ma di “prevedere il presente”. Di capire e valutare quello che sta già accadendo, e porterà a breve un cambiamento dei comportamenti.
Il dilemma tra censura e tolleranza non è di facile scelta. Dosare il cocktail facendolo virare verso un retrogusto repressivo o anarchico è un rischio onnipresente. Ziccardi, durante la presentazione del libro al festival del giornalismo di Perugia, ha raccontato un episodio esilarante ma significativo e inquietante. Da persone mite qual è, sebbene vulcanica e desiderosa del confronto, ha tentennato un po' quando gli hanno proposto di aprire un blog sul sito del Fatto Quotidiano. Il sito è lettissimo, una delle testate online più lette in Italia, e ha commentatori molto vivaci e polemici. La forza del giornale è la mancanza di padroni e censure. Al suo primo post, Ziccardi ha scelto di fare un esperimento. Ha pubblicato la recensione di romanzo storico, Nel ventre, di Sergio Claudio Perroni. L'obiettivo era raggiungere zero commenti. Il romanzo gli era piaciuto moltissimo, ne parlava bene ma in modo neutro ed era sicuro che nessun lettore del Fatto avrebbe polemizzato su un'opera di ambientazione tanto lontana. Pirro Neottolemo e dintorni... La notte prima di entrare a Troia i soldati achei nascosti nel ventre del cavallo parlano, hanno bisogni fisiologici (uscire a fare la pipì?), paure. Possono essere scoperti. Morale: primo giorno zero commenti. Secondo, terzo ecc. niente. Dopo una settimana una lettrice (l'utente luisaloffredo) fa un commento di questo tenore: “E forse è proprio da lì che son cominciati i nostri guai: l'inganno osannato perché indice di ingegno! Se ci scrollassimo di dosso quest'idea ci sarebbero forse meno 'furbi' e più onesti! In un paese come l'Italia di certo non abbiamo bisogno di un'altra legittimazione dell'inganno! Se per una volta qualcuno avesse detto: che schifo battere il nemico con l'inganno, allora si che sarebbe stato un'altro punto di vista! Ma si sa, qui si preferisce: il fine giustifica i mezzi!”. Amen.